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BROCHURE : SANTÉ ET DISCRIMINATIONS

« Santé et discriminations – S’informer & Se défendre ».

Une brochure digitale réalisée par Perspective. en collaboration avec l’association d’éducation populaire déCONSTRUIRE, dans le cadre du projet commun : « Impact du racisme et des discriminations sur la santé ». Réalisée pour des ateliers d’autodéfense et une rencontre publique qui ont eut lieu à Rennes, en octobre 2021, elle propose des ressources et outils synthétisés et divers, afin de mieux connaître le système de santé et se défendre face aux inégalités structurelles, des coordonnées d’associations et collectifs, informations juridiques et administratives, conseils pour l’entraide, etc. Vous y trouverez des informations sur la santé, particulièrement les questions et enjeux liés à la santé mentale, l’accompagnement psychologique et sociale des populations noires et autres populations non-blanches, ciblées par le racisme systémique, à l’intersection de nombreuses discriminations.

Pour toutes questions concernant la diffusion et ou la reproduction de cette brochure, merci de bien vouloir envoyer un email à : collectifperspective@gmail.com et : asso.deconstruire@gmail.com.

FORMAT VIDÉO/DIAPORAMA ET FORMAT PDF 

Révoltes – acte 1.

© Jr. Korpa

Révoltes, Acte 1,
Violences patriarcales, justice sociale, radicale, transformatrice
Se protéger, se défendre, se reconstruire et combattre!
Week-end rencontre d’organisation et d’autodéfense féministe à destination des femmes
noire et femmes racisées, cis et trans.
Premier d’une série sans fin annoncée.
Des rencontres trimestrielles qui débutent les 23 & 24 octobre 2021, à Paris, à la Générale, et auront lieu 3 à 4 fois par an.

⭕Entrée libre, SUR INSCRIPTION🔗 Fermeture des portes : 13h30. 
Les inscriptions permettent de faciliter la préparation du week-end et pour que la @cantinefemmesbattantes puisse cuisiner pour nous sans gaspiller, merci!
Plat : tiep végétarien (samedi) et yassa végétarien (dimanche) : 7,50euros.

Si vous souhaitez contribuer à la cagnotte en ligne pour Révoltes – Acte 1, l’argent collecté permettra de financer un interprétariat en langue des signes en français (LSF), de contribuer à financer et soutenir l’association La Cantine des femmes battantes qui sera présente et cuisinera les repas pour les participantes, payer une soutien psychologique professionnel ponctuel pour les participantes qui en auraient besoin durant le week-end. et répondre à tous les besoins logistiques qui rendront possible cette rencontre, et les suivantes. L’argent récolté qui ne serait pas utilisé pour l’Acte 1 le sera pour encore mieux préparer l’Acte 2.

PROGRAMME


Programme du Week-end 23 & 24 octobre 2021 :
Samedi 23 octobre 2021 : 12h -13h30 – Accueil – Repas par La Cantine des Femmes Battantes 13H30 Fermeture des portes
13h30 – 15h30 – Prise de parole d’organisations et Tribune libre
15h30 -16h Pause
16h – 18h – Atelier : « Construire et reconstruire. Comment soutenir victimes & survivantes de violences, et créer les conditions de possibilité pour différentes formes de justice? »
Par Amélie Koulanda, fondatrice de Perspective.
18h – 19h Temps d’échange libre intérieur/extérieur

Dimanche 24 octobre 2021 :
12h -13h30 – Accueil – Repas par La Cantine des Femmes Battantes 13H30 Fermeture des portes.
13h30 – 15h30– Atelier « Justice pour tous.tes : combattre la violence des espaces de luttes. »
Par Massica Rabahi, militante féministe et antiraciste. Membre de Femmes en lutte 93 et créatrice de la page Instagram : payetonmilitantsexiste.
15H30-17H30– Temps d’échanges libres et de création en groupe en intérieur et extérieur, stands, atelier 16H-17H30 Café Afrofem MWASI
18H – 19h – Restitution et clôture.

Jauge limitée. Participation sur inscription pour lE WEEK-END, via LIEN Google Form.

Et pour toutes questions : collectifperspective@gmail.com
Merci.

à propos

Deux jours pour échanger et apprendre à construire des solidarités et des stratégies dans les organisations et entre organisations face aux violences patriarcales sexistes qui nous touchent et nous concernent dans toutes les sphères de la société.
Au terme de la cette première rencontre, des actions pourront être décidées comme la création de réunions mensuelles inter-organisations.

En tant que femmes noires et femmes racisées, nous sommes davantage à risque de connaître différentes formes de violences systémiques tout au long de notre vie, et d'être exposées à la violence patriarcale dans le cadre familial, scolaire, professionnel, étudiant, religieux, institutionnel, l'espace public, dans les mouvements dits de justice sociale, dans le couple pour celles qui ont des relations avec des hommes, toutes les relations interpersonnelles, ainsi que dans tout contexte social quelque soit la relation et quelque soit notre orientation sexuelle ou intime
Dans les milieux politico-militants, associatifs, les hommes violents sont omniprésents.
Ils constituent souvent un tissu solide dans les organisations antiracistes, de lutte contre les violences policières et trouvent également un terrain propice à leurs violences et manipulations en gravitant autour des organisations féministes, décoloniales, intersectionnelles, afroféministes, et les organisations de femmes.
Ils bénéficient, parfois depuis des années ou décennies d'une impunité sociale, communautaire, bien particulière, leur permettant l'absence de responsabilité, la récidive, et la construction d'un capital social au détriment des femmes maltraitées.
Impunité sociale rendue possible par la complicité passive ou active d'hommes comme de femmes.
Des femmes ont été et continuent d'être violentées, maltraitées, violées, abusées de différentes manières.
Et ce la plupart du temps, sans que nous puissions être entendues, reconnues, se défendre, être défendues, responsabiliser les hommes maltraitants et la communauté, se reconstruire et exiger les formes de justice qui nous correspondent.
Certaines sont mortes sous les coups, d'autres suicidées, ou poussées au suicide, traumatisées, détruites ou mises à l'écart, se sont retirées de gré ou de force et de lassitude.
Que cela soit su ou tu, les relations entre les différentes organisations antiracistes, féministes sont bien trop souvent déterminées, alimentées, orientées, construites ou détruites par des histoires de violences (psychologiques, physiques, sexuelles), ainsi que des conflits liés à des violences ou des processus d'isolement, de silenciation, et différents mécanismes entretenant l'omerta.
En construisant des actions par nous et pour nous et des liens solidaires et stratégiques, nous pouvons soutenir et défendre victimes & survivantes, quelles ne soient, que nous ne soyons plus traitées comme des questions subalternes, des "erreurs", des traitresses, ou des "dommages collatéraux".
Transmettre nos savoirs, faire de la prévention au sein et en dehors de nos communautés, lutter contre ces violences patriarcales : psychologiques, physiques, sexuelles, et leurs conséquences multiples associées à d'autres violences, économiques et ou institutionnelles.
Cette rencontre est un appel aux milieux politiques et militants féministes et antiracistes, pour que ces questions ne soient plus ignorées, considérées comme secondaires, optionnelles, reléguées à la marge.
Dans une majorité d'organisations, quelles que soient les causes défendues et les identités des personnes qui en font partie, la centralité politique face aux violences patriarcales est l'homme racisé, que cela soit reconnu ou implicite, conscient ou inconscient par défaut.
Nous ne pouvons pas accepter d'être condamnées à être coincées dans des étaux sans issue, impliquées dans des luttes où nous défendons nos frères, pères, conjoints, amis ou camarades, lutter pour toutes et tous confronté-e-s aux violences d'État, et ne pas lutter pour nous-mêmes face aux violences sexistes lorsqu'elles ont lieu en intra-communautaire, perpétrées par d'autres hommes racisés, et d'où qu'elles viennent visant les femmes racisées.
Ces rencontres ne visent pas pour autant uniquement les violences qui sévissent dans les milieux politico-militants et n'ont pas pour objectif d'œuvrer uniquement pour les militantes.
Tous les milieux dans lesquels nous évoluons sont concernés, il s'agit de pouvoir répondre aux violences qui nous touchent, affectent nos proches, nos communautés, nos environnements, d'apprendre du vécu et des pratiques individuelles et collectives des unes et des autres en centrant la parole et la réflexion des victimes et survivantes.
Ce sera un moment pour donner de la place et de l'espace à ces questions, ouvrir la voie vers de nouveaux possibles.
Un rendez-vous où des victimes et survivantes de violences qu'elles fassent parties ou non d'un collectif ou autre organisation seront les bienvenues si elles souhaitent faire entendre leurs voix, trouver une communauté et ou s'impliquer dans des activités et actions existantes ainsi que celles qui émergeront de ces rencontres.
Chaque trimestre, nous nous retrouveront avec celles qui le souhaitent, afin d'explorer les différentes formes de justice sociales, radicales, transformatrices, créatives, artistiques.
Se permettre de défier la culture de la violence comme norme acceptée et invariable.
Partager, (ré)inventer les moyens pour agir contre la normalisation des violences sexistes qui perpétuent la domination sur les femmes et filles, les enfants et adolescent-e-s, les minorités de genre, dans les luttes comme dans toute la société.
La position de Perspective. est abolitionniste contre tous les systèmes répressifs tels que la police, la prison et l'institution psychiatrique.
Il ne s'agit pas pour autant de répondre à un dogme par un autre et de privilégier des approches académiques ou purement théoriques éloignées de nos réalités.
Soutenir les victimes et survivantes quelles que soient les démarches et actions qu'elles entreprennent par choix ou contrainte et quelque soit la temporalité, devrait être pensé de façon responsable, en considération du peu d'options que nous avons dans la société telle qu'elle existe aujourd'hui, et dans la conscience de tout ce qui est à imaginer.
Comment répondre concrètement à des multiples situations de violences, quels savoirs-faire pouvons-nous déployer?
Que signifie la "reconstruction" et la justice pour les survivantes?
Quels peuvent être les engagements de la communauté, des organisations concernées à changer leur fonctionnement et mettre fin aux rouages qui facilitent les violences?
Comment rompre avec le poison familial et sociétal qui gratifie la culture de la violence et du silence?
Ce sont des questions et des invitations à agir ensemble qui seront au cœur des échanges de Révoltes - Acte 1.
Des initiatives venant des États-Unis - et d'ailleurs- de justice communautaire et transformatrice émergent depuis plusieurs années.
Nous pouvons construire les nôtres. Nous pouvons apprendre de leurs méthodes, tout en gardant un regard en mouvement et critique sur des initiatives parfois nocives ou dangereuses, qui ne considèrent pas pleinement les survivantes et le fonctionnement complexe des traumas liés aux différentes violences sociales que nous vivons, ou ne favorisant pas réellement des changements structurels pour prévenir les violences, briser leur cycles mais pouvant se révéler construites autour de la réhabilitation des hommes maltraitants, répondant parfois à des logiques claniques et des croyances trompeuses, psychophobes, sur les systèmes psychiques et sociaux concernant les violences.
Merci à celles qui luttent au quotidien, comme dans des organisations, contre les violences patriarcales et contre toutes les violences qui nous sont faites.
Merci à nous, survivantes, à celles qui ont le courage de parler, à celles qui ne le peuvent pas encore, celles qui ne le pourront peut-être jamais, à celles qui survivent et vivent, et à la mémoire et la dignité de celles qui ne sont plus là. 

OBJECTIFS

  • Créer des systèmes d’entraide mutuelle pour les victimes & survivantes et les groupes et personnes aidantes.
  • Systématiser des modèles d’actions à initier face aux violences patriarcales sexistes, faire de la prévention face aux risques de récidive, élaborer un travail d’éducation et de transmission.
  • Développer des méthodes afin de protéger les victimes & survivantes, et les accompagner dans le respect de leurs volontés, leur condition socio-économique et psychique, leurs identités, et dans la compréhension des différentes temporalités des cycles de la violence et de ses conséquences traumatiques. 
  • Apprendre à mettre en place un soutien psychologique et social individuel et ou collectif.
  • Penser des ateliers psycho-éducatifs afin de mieux comprendre les déterminismes et enjeux psychiques des violences, savoir accueillir la parole des victimes & survivantes
  • Mobiliser des ressources diverses, définir des stratégies et organiser des ripostes et autres formes de justices sociales intracommunautaires et extracommunautaires.
  • Se révolter. Sortir des logiques de loi du silence et politiques de silenciation, des rôles de femmes « sacrificielles » ou conformistes face à l’ordre patriarcal établi, et de l’idée de la toute puissance des hommes de nos communautés et des hommes qui maltraitent les femmes de nos communautés.

Des réponses à des questions que vous pouvez vous poser :
La rencontre est à destination des femmes noires et des femmes racisées, dans la volonté de créer différentes initiatives communautaires ainsi que d’apprendre de camarades militantes, de survivantes, et de construire des alliances solidaires et stratégiques.
Les violences patriarcales touchent bien évidemment également les relations entre femmes et entre hommes, les relations entre personnes queer, et sont à penser à l’intersection des violences étatiques et structurelles que nous subissons.
C’est un choix que Révoltes soit axée sur les violences patriarcales sexistes perpétrées par les hommes visant les femmes, cis et trans, quelque soit l’orientation sexuelle & intime et le type de relation, ou le contexte social des violences.
Ces rencontres pourront permettre la mise en place de rencontres mensuelles inter-organisations, de différents projets pour différents groupes sociaux et ou militants, la création de nouveaux collectifs, associations, le renforcement de ceux et celles existants, le développement des moyens d’action et d’ancrer dans les pratiques respectives et ou communes des protocoles et des engagements réguliers à identifier afin d’adresser les violences qui nous entourent et nous concernent.
L’acte 1 n’est pas destiné à être en présence de professionnelles de santé mentale, et ce notamment afin de respecter les relations et espaces thérapeutiques des participantes.
L’engagement de Perspective, dont le travail d’orientation psychologique et sociale, qui a existé pendant trois ans, de sensibilisation, et le réseau construit depuis 2017, permettra de faciliter des possibles futures collaborations avec des psys et autres thérapeutes pour les groupes et personnes qui le souhaiteraient.

PERMANENCES PSYCHOLOGIQUES, OÙ TROUVER UNE ÉCOUTE PROFESSIONNELLE GRATUITE?

La grande nouvelle est le lancement de la nouvelle permanence d’écoute solidaire du Collectif Psy NoirEs, depuis le 26 décembre. Elle se tient désormais tous les samedis de 12H à 14H. Entretien téléphonique confidentiel sans rendez-vous, anonyme et gratuit (pour les personnes les plus isolées et éloignées du soin psy). Tel : 08 05 38 59 97

Le collectif Psy NoirEs est un collectif indépendant de psychologues et thérapeutes noir-e-s, créée fin 2019.
Un grand merci à leurs membres d’exister ensemble et d’apporter cette aide précieuse à nos communautés! Il y a aura sans doute beaucoup de sollicitations, ainsi voici une liste de quelques structures associatives et structures publiques proposant du soutien psychologique professionnel ponctuel ou de plus longue durée, gratuit et ou avec plusieurs options de prise en charge, et ce à distance (téléphone, en ligne) et en présentiel. Certaines de ces associations peuvent travailler avec des professionnel-le-s noir-e-s, et ou à destination de populations noires, toutefois il s’agit d’organisation généralistes. Certaines visant des publics plus spécifiques.

* LISTE D’ASSOCIATIONS et autres structures apportant du soutien psychologique à des personnes d’origine africaine, par Perspective

*COMEDE ( Comité pour la santé des exilés) Permanence téléphonique nationale santé mentale 01 45 21 39 31, mardi et jeudi, 14h30-17h30 Soutien et expertise pour l’orientation et l’accès aux soins en santé mentale. Information et partage d’expérience sur les questions relatives à la clinique de l’exil et au droit au séjour pour raison médicale.

* FAGE Pour faire face aux besoins sociaux apparus depuis le début de la crise sanitaire, la FAGE propose l’accompagnement d’un psychologue à distance. Chaque consultation est gratuite pour les étudiant.e.s. Elle est menée par Jessica Sautron, une psychologue diplômée, habituée à dialoguer avec des jeunes.

* ACCEPTESS TRANSGENRE L’association, de son nom complet Actions Concrètes Conciliants : Education, Prévention, Travail, Equité, Santé et Sport pour les Transgenres,

Acceptess-T née de la volonté de créer un groupe d’activités Trans dans Paris qui se focaliserait sur la défense des droits des personnes transgenres les plus précarisées par l’intersectionnalité, et dont l’objectif est de lutter contre toute forme d’exclusion, de discrimination de toute nature (abus, violences, maltraitances), liée à l’identité et à l’expression du genre, à l’encontre des personnes transgenres et/ou se revendiquant comme telle.  Permanence psychologique (au local ou en visio)
Sur rendez-vous, tous les lundis de 13:00 à 19:00

*ESPACE SANTÉ TRAVAIL C’est un moment d’écoute individuel, gratuit, par téléphone ou par visioconférence avec un.e psychologue. Nous ne proposons pas de suivi thérapeutique au sein de l’association. Ce temps sert à faire le point sur les besoins et les difficultés du moment.
Il s’agit d’une consultation ponctuelle pour tout besoin de soutien, en rapport avec une transition ou non, dans un cadre bienveillant et non pathologisant.
Si nécessaire, nous trouverons ensemble les pistes les plus adaptées possibles, en terme d’accompagnement et de soins psychiques pérennes, à l’extérieur de notre dispositif.La permanence a lieu un vendredi par mois
perm-psy@espacesantetrans.fr

*IMAGE SANTÉ JEUNE Les Espaces Santé Jeunes proposent des entretiens avec des professionnels des secteurs de la santé et du social : psychologues, infirmières, médecins et travailleurs sociaux. Si vous souhaitez discuter de vos problèmes personnels et ce qui touche à votre santé en général (tensions ou ruptures familiales, précarité, hébergement, mal-être, alimentation, dépression, addictions et dépendances, relations aux autres, sexualité, contraception, MST, sida,…), rencontrer un médecin, obtenir des informations sur vos droits d’accès aux soins, être accompagnés dans vos démarches sociales (sécurité sociale, logement, insertion professionnelle, dossiers CAF, ASSEDIC, RSA, …), pas besoin de carte vitale, les entretiens sont totalement gratuits et confidentiels.
Pour les 12-25 ans et les parents d’adolescents. Basé à Marseille.


*PSYSOLIDAIRE Accompagnement en ligne tous les jours de 9H à 20H par une équipe de psychologues volontaires.

Vous pouvez également bénéficier d’accompagnement psychologique pris en charge dans les planning familiaux (se renseigner sur ceux existant dans votre ville), les CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des risques pour Usagers de Drogues) et les CSAPA (Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie) , les BAPU ( Bureau d’accueil psychologique universitaire), et dans les CMP (centre médicaux psychologiques), et autres structures locales, en faisant une recherche sur internet « soutien psychologique ou permanence psychologique + nom de la ville ».

Pour les personnes qui peuvent financer un soutien psychologique, vous pouvez obtenir une liste de psychologues et autres thérapeutes noir-e-s réalisée par Perspective., sur simple demande en écrivant à : collectifperspective@gmail.com Perspective. ne propose plus d’orientation en soutien psychologique et social, toutes les informations sont disponibles par email automatique ou bien sur les différentes plateformes digitales ( principalement le site internet et Instagram).

Pour des informations et conseils en droits et santé : Santé Info Droits : une ligne d’informations juridiques et sociales constituée de juristes et avocats qui ont vocation à répondre à toutes questions en lien avec le droit de la santé.


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APPEL À PROJETS – CRÉATION DE GROUPES D’ENTRAIDE ENTRE PERSONNES NOIRES VIVANT AVEC DES « TROUBLES PSYCHIQUES » ET POUR LES VICTIMES & SURVIVANTES DE VIOLENCES PATRIARCALES

Copyright image de fond  ©Annie Spratt. Design ©Perspective.

L’année 2020 a été particulièrement éprouvante pour beaucoup d’entre nous, et les répercussions sur nos conditions psychologiques et sociales sont importantes. Perspective. lance un appel à projets pour la création indépendante de groupes d’entraide pour les personnes noires, afrodescendantes, femmes et hommes, vivant avec un « trouble psychique », ainsi que pour les femmes victimes et survivantes de violences patriarcales. L’isolement, la difficulté d’accès à des soins adaptés, la recrudescence des internements en psychiatrie, les mesures répressives et l’exacerbation de toutes les violences sociales dont économiques, patriarcales, médicales et policières, ont particulièrement affectées nos communautés. Plus que jamais il est important de développer des systèmes d’entraide en dehors des institutions médicales.

OBJECTIFS

– Développer de nouveaux liens sociaux, rompre avec l’isolement -Mutualiser des ressources en santé mentale et adaptées à nos réalités
– Recevoir et apporter de l’aide pour des soins, des démarches administratives, juridiques, de l’aide matérielle, alimentaire, etc.
-Créer des activités de loisirs, artistiques, sportives, de relaxation, d’autodéfense, ou tout autre projet – Réfléchir ensemble pour celles et ceux qui le souhaiteront à des actions de justice sociale
– Faire appel à Perspective. et son réseau militant, associatif, professionnel pour des demandes, revendications et pour initier des projets

POUR QUI?

Par et pour les personnes vivant avec des troubles psychiques, conditions psychologiques fragilisées, et qui ont envie d’être dans la socialisation et l’entraide. Perspective. souhaite contribuer à l’élaboration de différents groupes, et les multiplier progressivement, dont à destination respectivement des : *femmes noires, *hommes noirs, femmes noires queer et trans, hommes noirs queer et trans, femmes victimes et survivantes de violences patriarcales, femmes et hommes noirs sourd-e-s et malentendant-e-s ( séparément, non-mixte), familles noires, afro-descendantes dont un ou plusieurs membres vit avec un trouble psychique. Etc. Les groupes seront en petit effectif (10 personnes) et seront gérés par les personnes qui souhaitent en faire partie. Il ne s’agira pas de groupe de parole ou de « groupe psy », mais bien d’espaces de convivialité et d’entraide mutuelle.

*Les groupes respectivement pour « femmes noires » et « hommes noirs » pourront être accessibles à des personnes cis et trans et de toutes orientation sexuelle/intime, le terme « cis » n’est pas précisé pour les personnes trans et queer qui ne souhaiteraient ou ne pourraient pas rejoindre les groupes queer et trans, par exemple par crainte de se « outer », de dévoiler leur identité de genre et orientation sexuelle et ou intime.

DE QUOI A T-ON BESOIN?

Afin de rendre possible les différents groupes d’entraide, ce dont nous avons besoin aujourd’hui ce sont de salles, associations, lieux sociaux-culturels ou autres, enthousiastes pour participer à ce projet unique et mettre à disposition des espaces accessibles aux personnes à mobilité réduite – PMR, calmes, de manière gracieuse et hebdomadaire (environ 2H par semaine). De personnes voulant contribuer à la création de ces groupes.

où?

Paris/Région parisienne et Marseille. Autres villes et régions en collaboration avec d’autres collectifs et associations. Si vous êtes intéressés pour collaborer à la création des groupes, merci d’envoyer un email à : collectifperspective@gmail.com

TRIBUNE LIBRE/OPEN MIC, « ET SI ON EN PARLAIT? »

©Perspective.

C’était le 11 Mars dernier à la Parole Errante (Montreuil). Nous vous avions donné rendez-vous pour une tribune libre, un open mic, à l’occasion de ce premier « Mois Noir-e-s- et santé mentale »/ « Black Mental Health Awareness Month In France« , créé par Perspective.
Merci aux personnes qui ont répondu présentes. Membres de collectifs ou d’associations, « simples » oratrices et orateurs. Merci de nous avoir confié vos mots, vos indignations, votre poésie, vos révoltes. Des textes, du slam et des interventions, lettres aux mères, lettres aux frères de sang et de luttes, cris qui disent nos histoires, les traumatismes que nous portons, intergénérationnels, et ceux dont on se libère. Colères contre le tout oppressif, systémique. Le système médical, la psychiatrie, les murs, les violences patriarcales, policières, toutes les violences intra comme extra-communautaires, et tous les maux pour le dire. Un micro, une estrade, une scène pour se l’approprier, se rencontrer et penser la suite, embrasser les traditions qui sont les nôtres, sur le continent africain, dans les caraïbes comme de l’autre côté de l’Atlantique.
C’était deux jours à peine avant que des nouvelles mesures nous fassent basculer dans le « monde d’aujourd’hui », covid, crise, etc. L’agenda du mois de mars en a été quelque peu perturbé, mais de nouvelles activités, des projets se préparent, pour plus de solidarité, de créativité, d’actions et de combats.

Un grand merci à Aline Namessi et Tamara Singh qui par leur engagement et leur présence ont contribué à rendre possible cette rencontre.

Crédit photos : ©Perspective. Pour toute utilisation ou reproduction de photos et de texte, merci de demander une autorisation par email à : collectifperspective@gmail.com. Nous avons demandé aux personnes leur accord pour les photos le 11/03, si toutefois vous avez changé d’avis ou si elles ne vous conviennent pas, merci d’écrire à Perspective. pour le signaler.

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CRISE, RACISME SYSTÉMIQUE, ACCÈS AUX SOINS, VIOLENCES POLICIÈRES & SANTÉ MENTALE – INTERVIEW DE PERSPECTIVE. PAR LA LIBRAIRIE LA DISPERSION

 ©jr_korpa

Une interview avec la librairie la dispersion ( basée à Genève) , enregistrée au mois de juillet 2020, dans le cadre du cycle Situation dépressionnaire : collectiviser la psyché. Podcast.


L’opportunité de discuter des discriminations et oppressions systémiques auxquelles nous sommes confrontés dans l’accès aux soins, les mesures politiques liées à la crise, les maltraitantes et lois liberticides de la psychiatrie avec la validation du conseil d’état en début de confinement du croisement entre le fichier hopsyweb (qui concerne les personnes internées sous contrainte) et celui des personnes dites « fichées S ». Et au-delà, de l’impact des violences sociales, dont les violences policières sur nos conditions psychologiques et sociales. Trauma racial, trauma communautaire, 2020 année de désordres et de mouvements sociaux. Des réflexions trouvant un écho particulier en ce mois d’octobre, qui marque le quinzième anniversaire des révoltes qui secouèrent les banlieues françaises en 2005.

extrait :

«  Il est possible de militer contre certaines mesures, contre le fichage hopsyweb, la détention psychiatrique, les chambres d’isolement, contre les pratiques de restriction et privation de liberté et de violation de la dignité humaine et autres pratiques violentes et discriminantes. Pour lutter contre les institutions médicales, ou contre les pratiques des institutions médicales, il faut avoir conscience qu’elles sont liées à d’autres institutions comme la justice, la police et la prison.

Il y a un triptyque police-justice-prison à mobiliser lorsqu’on pense au système médical, puisque ce sont des institutions qui fonctionnent, travaillent ensemble. La police est souvent mobilisée pour des hospitalisations sous contrainte, bien que ce ne soit pas une obligation légale systématique, particulièrement lorsqu’il s’agit de personnes noires et non-blanches.

La justice, lorsqu’il y a une hospitalisation sous contrainte, doit rendre un jugement au terme de douze jours d’hospitalisation. Convoquer la justice cela voudrait dire que la justice est impartiale, ce qui n’est pas tout à fait vrai. Tout d’abord, la plupart du temps l’institution judiciaire n’est pas formée pour défendre les patients en psychiatrie, et ce serait faux de dire qu’il y a une indépendance totale entre l’institution médicale et la justice. La prison est à penser quand on pense à l’accès aux soins parce qu’on sait aujourd’hui qu’une majorité des personnes incarcérées, environ 55%, entrent en prison alors qu’elles ont un trouble psychique diagnostiqué . Aujourd’hui nous sommes face à des enjeux de discriminations dans le soin lui-même, dans l’accès aux soins, c’est devenu plus visible avec la crise liée au covid, mais c’est une réalité depuis des décennies.

Se pose la question de qui a accès aux soins, de quels soins, et de qu’est ce que le soin lorsqu’il est pratiqué par des lieux de contraintes ? »

Amélie Koulanda, fondatrice de Perspective.

Livres recommandés par perspective. dans lE PODCAST :

  • Angela Davis, Abolition Democracy. Beyond Empire, Prisons, and Torture, Random House N.Y. / Seven Stories Press, 2005 
  • Judith Hermann, Trauma and recovery. The Aftermath of Violence–From Domestic Abuse to Political Terror, Basic Books, (out of print), publié pour la première fois en 1992.
  • Dr. Joy Degruy, Post Traumatic Slave Syndrom. America’s Legacy of Enduring Injury and Healing, Haper Collins (US) / Amistad, publié pour la première  fois en 2005.
  • Malika Mansouri, Révoltes postcoloniales au cœur de l’hexagone, Presses universitaires de France, 2013. 
  • Frantz Fanon, La lettre de démission de Frantz Fanon (extraite de « Pour la révolution Africaine« . Édition Maspéro – 1964) et de demande de fin de mission en Algérie : Lettre au Ministre Résident par Frantz Fanon (1956)

Pour aller plus loin :


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« SE SOIGNER » ET ÊTRE FICHÉ

Connaissez-vous le décret hopsyweb?

C’est une disposition légale qui fiche pour une durée de trois ans toutes les personnes internées sans consentement (sous contrainte) en psychiatrie.
Un fichage qui concerne la préfecture, soit une mesure potentiellement dangereuse pour les communautés noires et non-blanches, premières cibles des institutions policières et fortement à risque face aux soins sous contrainte du fait de nos situations sociales et du racisme systémique. Depuis le 27 mars 2020, le Conseil d’état a acté une nouvelle version du décret hopsyweb permettant le croisement des données de personnes internées sous contrainte en psychiatrie avec le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), soit les personnes dites « fichées S ». Une nouvelle disposition extrêmement grave et discriminante qui constitue une entrave de plus dans l’accès aux soins et le soin lui-même, et dans les libertés individuelles, particulièrement pour les communautés noires, non-blanches, de confession musulmane et ou assimilables comme telle.

pourquoi faut-il s’inquiéter?

En tant que noir-e-s nous sommes plus vulnérables face aux professionnel-le-s et institutions de santé mentale :

  • Hospitalisation sous contrainte pouvant être imposé par l’institution médicale et maintenu par le système juridique, les personnes noires étant plus à risque d’être perçues comme dangereuses, agressives, irresponsables. Le régime de contrainte facilite la réduction des droits et des libertés
  • Risque de sur ou sous diagnostic
  • Diminution ou non considération de la douleur et des souffrances et traumatismes liées au racisme et aux différentes formes d’oppressions systémiques.
  • Maltraitances, violences médicales. Ex : pratique de la contention et de la chambre d’isolement
  • Différents freins dans l’accès aux soins en santé mentale, préjugés culturels, religieux, psychophobie, difficultés économiques, longue attente pour des consultations dans les CMP (centre médicaux psychologiques) et centre médicaux où les soins sont pris en charge, racisme systémique et des soignants.
  • Risque d’intervention policière lorsqu’une personne est en détresse psychologique ou « crise psychique », au lieu de services médicaux

Des réalités socio-économiques qui nous rendent particulièrement vulnérables face à ce décret qui s’inscrit comme une nouvelle extension des mesures politiques « implicitement » psychophobes, racistes, islamophobes, et portant atteinte à la dignité humaine. Une mesure stigmatisante et liberticide qui intervient en pleine crise sanitaire et sociale, alors que le secteur de la psychiatrie connaît des vagues d’internements plus intenses, particulièrement dans une région comme la Seine-Saint-Denis (93), où vivent de nombreuses communautés d’origine africaine.

Informations sur hopsyweb

Communiqué conjoint du syndicat de la magistrature, syndicat des avocats (SAF) et de la ligue des droits de l’homme (LDH) du 3 avril 2020

Informations droits et psychiatrie


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« RENVERSER LE FÉMINISME » : ENTRETIEN AVEC RADIO RENVERSÉE

©Matthew Feenney

« Renverser le féminisme », un entretien avec Radio Renversée, enregistré au mois de juin, le podcast via le site l’intempestive. En première partie : Mwasi, collectif Afroféministe révolutionnaire panafricain. L’opportunité de discuter des activités présentes et à venir de Perspective., des discriminations structurelles par lesquelles nous sommes visées en tant que personnes noires en souffrance psychique, accès aux soins, trauma racial et psychiatrie, le décret hopsyweb, les enjeux sociaux et politiques liés à la crise, à l’état policier. Puis la nécessité de penser et agir pour une articulation entre les violences systémiques subies par les hommes noirs, et non-blancs, et les violences patriarcales, intracommunautaires. Et pour des actions de justice sociale radicales.

extrait :

« Pour Perspective. la question de la violence, des violences devient centrale. La question de ce qu’est la violence, de la définir, d’où va la violence.
Lorsque l’on est au carrefour, à l’intersection de discriminations d’oppressions systémiques qui définissent nos vies, qui parfois y mettent un terme, qui les broient, où va cette violence? Comment se transforme la violence, chez l’individu mais aussi dans le collectif. Cela pose la question du trauma communautaire, et de la transformation, de la reproduction, de la mutation de la violence. Il y a une nécessité de repenser la justice sociale dans le féminisme dans une radicalité face aux violences, sociales, systémiques, patriarcales, faites aux femmes et aux enfants.
Et cela peut se traduire par développer des systèmes d’aides mutuelles, coopératives, à la fois pensées dans l’immédiateté, pour répondre aux violences, et penser dans le temps long. Il n’y a pas de prescription face à la violence. Ni dans le traumatisme causé, ni dans la possibilité de formuler des réparations, des formes de réparation, de justices, centrées sur la ou les victimes et sur la transformation communautaire. Et dans un moment où nous sommes invités à penser le monde de demain, dans le monde d’aujourd’hui, nous pouvons formuler une orientation des organisations militantes, politiques et sociales où la question du soin, de l’accès aux soins, de la réparation, de la santé mentale serait incontournable, dans la perspective d’une émancipation individuelle et collective. (…)
Je formule le vœux, peut-être l’utopie, mais vraiment la volonté de voir plus de collaborations entre différentes formes de collectifs et d’organisations, féministes, antiracistes, où luttant contre les violences policières, différentes formes de luttes qui se croisent, qu’il y ait davantage de partages de ressources, de connaissances, de savoirs, d’actions évidemment menées en commun, mais aussi de coopérations, d’entraides stratégiques. Je pense par exemple à la question du soin, du care,  à la façon dont elle est mobilisée dans les milieux militants. On voit dans les milieux militants, politiques, des dynamiques qu’on pointe du doigt dans des sphères de pouvoir, qui se rejouent d’une autre manière dans les sphères militantes. C’est à dire qu’à la fois, les hommes qui commettent des violences physiques, psychologiques, sexuelles sont souvent peu ou pas inquiétés, il y a un choix conscient ou inconscient, du fait de l’absence de mobilisations, de postures, de positions politiques, de privilégier le perpétrateur, plutôt que la victime. Et c’est souvent la victime qui doit s’effacer, disparaître qui est conduite à une forme d’isolement social, ou de mort, clinique ou sociale. C’est important de dire que pour les femmes, particulièrement pour les femmes non-blanches, pour les femmes noires dans la lutte, dans la société, il y a différentes formes de morts. C’est souvent exclure les victimes de fait, que de leur demander de se soumettre, de rester dans la lutte, en dépit des violences subies, des traumatismes causés.(…) On peut imaginer concrètement par exemple que les hommes qui se disent être dans une réelle volonté d’être dans une perspective féministe, qui se disent être dans une pratique politique féministe, sortent de la posture, et soient véritablement dans des actions qui servent ces questions là, et non pas des actions qui sont flatteuses pour la personne, l’individu, le militant, c’est à dire de ponctuellement apporter de l’aide à des groupes féministes ou de caser le mot sexisme, misogynoir ou autre dans leurs discours, mais véritablement s’engagent auprès des hommes auteurs de violences. C’est quelque chose que l’on peut imaginer puisque dans une société où l’on penserait une véritable transformation, une véritable action de justice sociale, il faut bien évidemment placer les victimes, femmes, enfants, au centre des actions menées, mais également s’intéresser, s’occuper des perpétrateurs. La violence est cyclique, la violence sociale subie a des conséquences sur les individus et sur la communauté. Elle se transforme de différentes manières, en différentes formes de traumatismes, parfois dans des addictions, mais aussi d’autres formes de violences. Et les traumatismes causés, eux, sont souvent sans fin, et doivent se penser dans la durée. Ce serait donc un impératif des luttes antiracistes et féministes, que les hommes prennent aussi en charge la question du soutien psychologique, social aux hommes perpétrateurs de violences. Comment dans un premier temps les éloigner de leur victimes, actuelles, passées ou potentielles, mais aussi les accompagner vers des processus de réparations individuelles et collectives. »

Amélie Koulanda, Perspective.

LIEN VERS LE SITE DES INTEMPESTIVES ET LE PODCAST « RENVERSER LE FÉMINISME » EP. 7- LES afroféministes, séquences PAR SÉQUENCES.

organisation communautaire – Violences patriarcales, comment s’organiser pour un soutien social et psychologique?
Quelles soient physiques, sexuelles, psychologiques, concernent femmes et ou enfants, et dans différentes formes de relations.
Un premier atelier pour définir des besoins et ressources, professionnel-le-s, organisations à mobiliser pour une organisation communautaire
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SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE ET SOCIAL, Où trouver de l’aide?

Une liste d’associations et autres structures apportant du soutien psychologique et social à des personnes d’origines africaines. Des associations qui travaillent avec des psychologues, et autres professionnel-le-s- de santé, certains d’origine africaine, ainsi que des médiateurs, et des interprètes permettant un accompagnement en plusieurs langues. Un soutien psychologique et social qui se veut adapté notamment à des personnes exilées. Certaines associations proposent des accompagnements individuels mais également à destination des familles. Dans le contexte de la crise actuelle, liée au Covid-19, des associations conservent une activité dans leur bureau, d’autres à distance. Cette liste, non-exhaustive, continuera d’être alimentée dans les prochaines semaines et les prochains mois. Vous pouvez y contribuer en envoyant un email à : collectifperspective@gmail.com, et informer de structures similaires en France ( Hexagone et hors- Hexagone). Perspective. réalise également une liste de psys ( psychologues principalement) et autres thérapeutes noir-e-s, vous pouvez en faire la demande par email.

La permanence solidaire d’écoute gratuite, initiative indépendante du collectif Psy Noires, mise en place durant le confinement est toujours active (voir hyper lien).

PARIS ET ILE-DE-FRANCE

AXES PLURIELS : Crée en 1993 et installée dans le Xème arrondissement de Paris, Axes Pluriels (ex Afrique Conseil) est une structure où s’effectue un travail d’accompagnement social, familial et psychologique. Nous disposons d’un pôle Enfance / Famille, dans lequel une équipe d’animation propose des activités culturelles et éducatives mises en place au sein de l’Espace de Vie Sociale. L’association compte aujourd’hui des travailleurs sociaux de diverses origines et de différentes influences théoriques. Depuis 2015 l’association dispose d’un agrément CAF pour un Espace de Vie Sociale AXES PLURIELS intervient sur tout le territoire français. Au niveau international, Axes Pluriels Intervient dans plusieurs pays : Cameroun, Mali, Sénégal, Suisse, Belgique, Etats Unis.

COMEDE Comité pour la santé des exilés. Soutien et expertise pour l’orientation et l’accès aux soins en santé mentale. Information et partage d’expérience sur les questions relatives à la clinique de l’exil et au droit au séjour pour raison médicale.

ASSOCIATION SUNJATA KEITA : L’A.M.S.K. s’occupe de médiation familiale interculturelle et d’aides psychologiques aux familles migrantes. Son équipe pluridisciplinaire se compose de médiateurs, de psychologues, d’anthropologues, d’ethnologues, d’éducateurs(trices) spécialisé(e)s, de puéricultrices et de médecins (42 nationalités et langues différentes).

ASSOCIATION MINKOWSKA : Établissement de droit commun, créé pour assurer l’accueil de tout migrant et réfugié ayant besoin de soins en santé mentale. L’activité de Formation de l’association permet aux professionnels rencontrant des personnes migrantes et réfugiées d’acquérir les compétences nécessaires pour mieux comprendre et travailler en situation transculturelle. Elle répond à la nécessité pour les professionnels confrontés à la diversité culturelle d’acquérir un savoir-faire et des outils permettant d’améliorer la prise en charge des personnes migrantes.

GRENOBLE

LE CAMÉLÉON : Le Caméléon, santé mentale et migrations.
Créé en 2012, L’association Le Caméléon a pour objet l’accueil et la prise en charge, individuelle et groupale, psychologique et psycho-corporelle, des personnes exilées et en souffrance psychologique, quels que soient leur statut, leur pays d’origine, leur appartenance et les raisons de leur exil.
Les personnes migrantes présentent souvent une souffrance psychique importante liée à leur exil, aux persécutions subies dans leur pays d’origine et à leur situation en France, souvent précaire et malmenante. Pour autant, elles bénéficient rarement des services de droit commun en santé mentale.
Désirant participer à l’amélioration de la prise en charge globale de ces publics, l’association a également pour objectif de constituer un lieu ressource pour les professionnels et les bénévoles concernés, par l’accompagnement, la sensibilisation et la formation sur les thématiques de l’interculturalité, du traumatisme et de la précarité.

LE HAVRE

TERRA PSY- Psychologues sans frontières : Association loi 1901, Terra Psy – Psychologues sans frontières a ouvert son centre de consultation en octobre 2015. L’association est née de l’identification des besoins de soutien psychologique des populations migrantes, réfugiées, déplacées, issues de l’immigration ou victimes de violences traumatiques ou basées sur le genre. Aujourd’hui l’association s’inscrit dans des actions plus générales et accueille un public en situation de vulnérabilité et en souffrance psychosociale.

marseille

CENTRE OSIRIS : Osiris est un centre de soins spécialisé pour des personnes exilées victimes de torture et de violence politique, créé à Marseille en 1999. C’est un lieu d’écoute, d’accueil de la souffrance et de soutien thérapeutique pour des personnes ayant subi de graves traumatismes. Les consultations sont gratuites, sur rendez-vous et sans condition de statut administratif ; Osiris est une association qui ne dépend pas de l’État. Elle propose des consultations individuelles, de couple, de famille ou en groupe. Les entretiens se déroulent, dans la mesure du possible, dans la langue souhaitée par les patients, en présence d’interprètes professionnels. L’équipe du centre est soumise au secret professionnel. Elle est pluridisciplinaire et comprend une accueillante, des interprètes, un kinésithérapeute, un psychiatre et des psychologues cliniciens.

montpellier

CENTRE DE RESSOURCES FRANTZ FANON : L’objectif du centre de soins et de ressources est de renforcer l’accès aux soins psychiques pour les personnes en situation d’exil résidentes en région Occitanie. Le centre propose deux actions : un centre de soins Gard-Hérault et un centre ressources à vocation régionale. Ce projet, porté administrativement par La Cimade, a été pensé par un collectif inter-associatif composé de six associations (Médecins du Monde, L’Adage, le Groupe SOS, La Clède, L’Espélido et La Cimade) toujours impliqué dans le pilotage stratégique du centre. Dans une vision globale de la personne, la prise en charge sanitaire est étroitement articulée au contexte de vulnérabilité sociale et administrative dans lequel se trouve le patient, ainsi qu’au contexte politique dans lequel le soin a lieu. C’est en ce sens que le collectif inter-associatif s’est unanimement retrouvé autour du nom de Frantz Fanon. L’équipe pluridisciplinaire est composée d’une coordinatrice, de deux psychologues, un médecin, un intervenant social et d’interprètes. La prise en charge psychothérapeutique des patients est assurée par des psychologues de sensibilités théoriques différentes et complémentaires (transculturelle, psychanalytique, EMDR), qui se retrouvent autour du référentiel d’une clinique de l’exil.

RENNES

RÉSEAU LOUIS GUILLOUX Objectifs de l’association : assurer une prise en charge médicale des populations migrantes et en situation de précarité, améliorer l’accompagnement dans la prise en charge médico-sociale des personnes migrantes par l’intermédiaire d’un interprétariat, favoriser l’insertion sociale et la prise en charge médicale par l’accueil en appartement thérapeutique, faciliter la coordination entre les professionnels de santé et du social de la ville et de l’hôpital, développer les actions d’information, de formation des professionnels de santé et du social dans les domaines de compétences de l’association, favoriser les démarches d’éducation et de prévention pour la santé.

[Appel à témoignages] CRISE, RACISME ET DISCRIMINATIONS INSTITUTIONNELLES

[Appel à témoignages] – Avez-vous été victime ou témoin de discriminations dans l’accès aux soins, depuis le début de la crise?

France – Hexagone, Guadeloupe, Guyane, Martinique, Mayotte, Nouvelle Calédonie, Polynésie française, Réunion, St Barthélémy, St Martin, St Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna.

CRISE, RACISME ET DISCRIMINATIONS INSTITUTIONNELLES

Perspective. s’associe à déCONSTRUIRE pour un appel à témoignages sur les discriminations dans l’accès aux soins, en santé physique et mentale, dans le contexte de la crise sociale que nous vivons, engendrée par la pandémie du coronavirus, dite COVID-19, et les nouvelles mesures politiques.

Pour nous noir-e-s et autres populations non-blanches, le système de santé est une niche de discriminations, d’oppressions et parfois de violences:

  • Difficultés ou impossibilité d’accéder à des soins en santé physique et mentale selon nos statuts administratifs, conditions sociales, les langues que nous parlons.
  • Traitements et pratiques médicales racistes : considération insuffisante ou nulle de la douleur, sous ou sur médicalisation, préjugés liés à la croyance en un « syndrome méditerranéen », croyances racistes qui impactent entre autres les prises en charges médicales, gynécologiques, obstétricales, psychologiques, psychiatriques et tout domaine de la santé physique comme mentale.
  • La pathologisation des traumatismes liés au racisme et autres formes d’oppressions : sur et sous diagnostics, hospitalisations sous contrainte, conduit-e-s vers des « soins » par la police, placement en chambre d’isolement, placé-e-s en détention plus qu’en structure de soin, etc.

Dans cette crise sociale que nous traversons, la santé publique est malmenée et nous le sommes aussi.

Nous souhaitons aujourd’hui lancer un appel à témoignages (anonymes) afin de connaître et rendre compte des difficultés, impossibilités, maltraitances, et de toutes les discriminations rencontrées dans l’accès aux soins et les soins eux-mêmes. Discriminations racistes et à l’intersection d’autres formes d’oppressions liées :

  • à la classe sociale (précarité, pauvreté, exil) 
  • à la condition psychique (psychophobie)
  • à la condition physique, au handicap, à une maladie ou pathologie (validisme)
  • au genre (ex : misogynie), transidentité
  • aux sexualités (ex : homophobie), – qui visent les personnes non-blanches (arabes, asiatiques, noires, rroms, autres).

Vous êtes invités à témoigner (anonymement) en tant que victime et ou en qualité de témoin. Nous invitons à témoigner toutes les personnes non-blanches victimes de discriminations en lien avec leur condition de santé, quelle qu’elle soit, et l’accès aux soins, dont les personnes contraintes de maintenir des activités professionnelles à risque et précaires (personnel soignant et d’entretien, travailleuses et travailleurs dans le domaine de l’alimentation, la sécurité, la livraison, le bâtiment, etc.). Les personnes hospitalisées, incarcérées, vivant en foyer, EHPAD, etc.

Ainsi que des personnes de toutes origines en qualité de témoins de discriminations, dont le personnel soignant et d’entretien qui voudrait dénoncer des recommandations et ou pratiques discriminantes observées envers des personnes non-blanches. Les faits doivent avoir eut lieu depuis le début de la crise liée au COVID-19.

Objectifs de l’appel à témoignages :

Publier de façon anonymisée des témoignages afin de dénoncer des agissements et fonctionnements structurels, institutionnels sur les plateformes en ligne de Perspective. et déCONSTRUIRE, mais également à destination d’autres médias ou associations et autres structures qui voudront relayer les témoignages.

Apporter, lorsque cela sera possible, un soutien en information sur droits et santé aux personnes discriminées, ou des recommandations pour un soutien psychologique approprié

Créer des données sociologiques sur le système de santé et les discriminations multiples qui affectent les personnes non-blanches.

Contribuer à impacter sur les discriminations dans l’accès aux soins et la prise en charge des conditions de santé des personnes non-blanches par différents moyens: formations professionnelles, analyse de pratiques, création de projets et actions de plaidoyer. 

Vous trouverez ci-dessous le lien vers l’appel à témoignage à renseigner.

Les adresses emails ne sont pas collectées. Si vous souhaitez formuler une demande d’information liée à l’accès aux soins, droits, et ou une demande de soutien en santé mentale, vous pouvez adresser un email à : collectifperspective@gmail.com.

L’appel à témoignageS à remplir : LIEN

Les témoignages sont anonymes et les adresses emails ne sont pas collectées, elles n’apparaissent pas lorsque vous participez au sondage. Conformément au règlement général sur la protection des données (RGPD, cnil.fr) vous avez un droit de correction et de rétractation sur votre témoignage.

Vous pouvez également nous contacter directement pour toute autre demande :

Perspective. est un collectif pour l’accès à l’information, aux soins et droits en santé mentale, contre les discriminations institutionnelles. Centré sur les populations noires. Contact : collectifperspective@gmail.com

déCONSTRUIRE est une association d’éducation populaire qui travaille avec une perspective située sur l’articulation des rapports de domination raciste et sexiste. Actions: formations professionnelles (travail social, santé, insertion, littérature), bibliothèque afro-diasporique, conférence gesticulée Les Marges de l’universel, Accompagnement vers l’emploi, accès aux droits. Contact: asso.deconstruire@gmail.com

Vous trouverez davantage d’actualités sur le compte Instagram de Perspective., @collectifperspective